Ile de Pâques : je t'ai dans la peau !

Un tatouage n’est pas quelque chose que l’on prend à la légère :

c’est le résultat d’un acte réfléchi.

 

Pour ma part, j’ai depuis longtemps évoqué l’envie d’en avoir un mais c’est quelques mois avant le départ du TDM que papa et maman ont commencé à adhérer à l’idée.

C’est devenu plus concret quand nous avons commencé à passer devant de nombreux tatoueurs à travers nos pays visités.

Papa a décidé de m’accompagner et de se faire tatouer lui aussi pour garder une trace beaucoup plus matérielle de notre voyage en famille.

Notre tatoueur pascuan s’est mépris en pensant que « je voulais faire comme papa ». Eh non ! C’est plutôt l’inverse ! Pourtant Papa est celui qui, de nous deux, avait le moins de doutes. Je me suis posée de nombreuses questions qui ont parfois menées à d’intenses discussions sur mon avenir professionnel (la discrimination à l’emploi concerne aussi les personnes tatouées !) … Mais au final, je me suis dit que je le voulais, peu importe les conséquences. Ça paraît un peu fou comme raisonnement mais vous allez voir, j’ai quand même un peu de lucidité.

 

En effet, le jour J, j’avais l’estomac noué. Pas d’angoisses concernant mon avenir, mais simplement à propos de la douleur – je savais que le poignet était une zone « sensible ». Une fois Papa tatoué, c’est mon tour. Notre tatoueur a malencontreusement évoqué le sujet de l’avenir professionnel et, de l’entendre de quelqu’un d’autre que mes parents a littéralement détruit toute la confiance que j’avais réussi à accumuler la veille. Il voulait simplement me mettre en garde, qu’on peut regretter un tatouage à cet endroit. Cela partait d’un bon sentiment mais j’ai fini par pleurer. Je me retrouvais au pied du mur, partagée entre l’envie de ce tatouage et l’angoisse de ne jamais trouver un emploi.

 

Par chance, j’ai les meilleurs parents au monde. Et ils me soutiennent à travers toutes les épreuves que je traverse, même quand elle concerne un petit dessin à l’encre noir. Maman m’a longuement rappelé notre discussion de la veille et Papa m’a raconté quelques anecdotes d’entretiens d’embauche qui m’ont remonté le moral.

 

Finalement, après un petit craquage nerveux en règle, j’ai tendu mon poignet, j’ai fermé les yeux et j’ai souri en entendant le bruit de l’aiguille. Bon après, j’ai grimacé ;)            

 

                               Marion

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